Escobar & Medellin un empire meurtrier

L’argent et le plomb

Dans les années 80, la Colombie devient l’épicentre de la fabrication et distribution de cocaïne. Dans les grandes villes américaines, « taper une ligne » puis, bientôt, fumer du crack est à la mode. Pablo Escobar est le dealer de la planète. En moins de 10 ans, le jeune homme sans patrimoine aura construit un empire. Il emploie 750 000 personnes. Toutes les étapes du business, des plants de coca à l’exportation à l’international sont sous sa coupe. Sa fortune personnelle est estimée à 30 milliards de dollars, soit 4 milliards de moins que le PIB de l’époque de la Colombie. Une success story à faire pâlir d’envie plus d’un homme d’affaires. Seulement voilà, les méthodes de Pablo Escobar sont un peu trop musclées pour faire de lui l’homme qu’on invite à HEC pour faire un speech. Dès qu'on lui oppose une vague résistance, il soudoie, torture, kidnappe ou fait exécuter. Sous son joug, la ville de Medellín a connu un niveau record de criminalité et de corruption. Sa devise : « l’argent ou le plomb». Tout un programme...

les faits réels

Medellin aujourd'hui,
une vie après la mort

La peur ambiante, des flics corrompus, des rues qui sentent la poudre : Medellín a longtemps été la porte de l’enfer. Et Pablo Escobar en détenait les clés. Vingt-cinq ans plus tard, cette image colle toujours à la peau de la seconde ville de Colombie. Pourtant, elle a beaucoup changé. Nommée cité plus innovante au monde en 2013 par le Wall Street Journal, Medellín voit désormais affluer touristes et grandes entreprises.

Début des années 1990, Pablo Escobar et son cartel règnent sur Medellín. Dans la cité la plus dangereuse de la planète, les morts violentes y représentent 50 % des décès. Le nombre d’homicides pour 100 000 habitants est de 390 : deux fois plus qu’à San Pedro Sula (Honduras), qui détient aujourd’hui le titre de ville la plus meurtrière au monde.

C’est en 2003, avec l’élection de Sergio Fajardo à la tête de la ville, que le destin de Medellín bascule. Le contexte s’y prête : au niveau national, le Président Uribe vient de négocier le désarmement des paramilitaires, et les mairies ont depuis une dizaine d’années la main sur les questions d’éducation, de santé et les services de police.
A Medellín, chaque famille comprend au moins un déplacé, un mort ou un disparu : la société civile rêve de changement.

La révolution par l’urbanisme

Sergio Fajardo et ses équipes commencent par arpenter les rues pour écouter les demandes des habitants et exposer leur projet. Dans une ville qui a connu des années de pouvoir corrompu et de clientélisme, réinstaurer la confiance en l’action publique est un préalable. S’enclenche alors un programme d’urbanisme social avec pour priorité absolue les quartiers défavorisés. L’équipe municipale fait venir les meilleurs architectes du pays pour construire ou rénover bibliothèques, écoles, infrastructures sportives et médicales…

Avec des quartiers populaires accrochés à flanc de montagne, isolés du cœur historique dans la vallée, la cohésion sociale passe aussi par un désenclavement physique : construction de téléphériques, d’escaliers mécaniques, prolongement des lignes de métro.

Le taux d’homicides diminue de 66 % dans les zones où passe le metrocable. Dans le centre, les sièges de grandes entreprises tel Hewlett Packard fleurissent, le tourisme se développe et on se promène désormais tranquillement dans la rue le soir. Rio et Caracas s’inspirent de leur voisine et Medellín est nommée « cité plus innovante de la planète » par le Wall Street Journal.

Les clés du paradis ?

La ville est désormais plus sûre que Détroit ou La Nouvelle-Orléans.
Elle s’enorgueillit d’avoir divisé son taux d’homicides par dix. Mais les disparités se révèlent immenses : le nombre de meurtres est encore de 165 pour 100 000 habitants dans le quartier le plus dangereux, contre 5 pour 100 000 dans le plus sûr (à titre de comparaison, en Ile-de-France, le taux est de 1 pour 100 000).
Le trafic de drogue, qui s’est réorganisé au niveau international, n’est plus qu’un parmi tant d’autres à Medellín.
Si Sergio Fajardo et ses successeurs ont mis en place les conditions du changement, il faudra plus d’une génération pour que leur travail porte véritablement ses fruits. Medellín ne ressemble déjà plus à l’enfer, mais la vie y a encore un drôle de goût de purgatoire.

PABLO ESCOBAR,
au-delà du mythe

Il rêvait d’être un bandido, comme dans les histoires qui avaient bercé son enfance. Ennemi public n°1 des Etats-Unis dans les années 1980, sa photo a fait le tour du monde. Mais qu’y a-t-il derrière le mythe ? Retour sur la trajectoire du plus grand trafiquant de drogue qu’ait connu le XXe siècle.

Mythe & réalité

On en garde l’image d’un type charismatique, qui obtenait tout ce qu’il voulait à coups de billets, de meurtres sanguinaires ou de chantage. Pablo Escobar : une icône. Sans connaître son histoire, on sait tous qu’il détenait une fortune colossale et que se frotter à lui signifiait voir son espérance de vie chuter drastiquement.

En creusant un peu plus, on découvre un homme issu du milieu populaire, devenu multimillionnaire, gérant 80 % du trafic mondial de cocaïne à 35 ans. Une sorte de parrain, qui prend soin de sa famille, contrôle tout, et peut dans la même journée offrir des maisons aux quartiers pauvres avant de faire exploser les voitures de juges ou policiers.

Escobar est surtout un produit de son temps. Il a grandi dans un pays qui a connu 600 ans de guerre civile. L’Etat est défaillant, alors chacun, du propriétaire terrien au groupuscule politique, organise sa sécurité de façon autonome, selon ses intérêts. C’est la loi du plus fort. Un terrain fertile pour faire éclore un business illégal.

Un État dans l’État

Pendant les dix premières années du trafic, le gouvernement colombien a bien d’autres priorités et ferme les yeux sur ce commerce qui fait rentrer des devises. Dans les faubourgs de Medellin, où les paysans sans terre ont afflué, la pauvreté est extrême. Les jeunes n’ont aucune perspective d’avenir ou d’intégration. Escobar leur propose un travail. Tout est en place pour le développement d’un immense cartel de la drogue. Le sang-froid, l’intelligence et l’absence de limites de Pablo Escobar feront le reste. Très vite, son entreprise concentre l’ensemble des étapes du trafic, de la plantation de coca à l’exportation de produit fini. Pour tenir un tel empire, Escobar a compris l’importance de l’image et sait que sa réputation doit le précéder.

Ennemi public n°1

Au début des années 1980, la consommation de substances illicites devient un véritable problème de santé publique aux Etats-Unis. Pour le Président Reagan, la racine du mal se trouve dans l’afflux de drogues extérieures au sein du pays. Ca tombe bien, le spectre communiste est de plus en plus faible et l’Amérique a besoin d’un nouvel ennemi. Avec une exportation massive de cocaïne, la Colombie est toute désignée.

Souveraineté oblige, le gouvernement colombien ne cède pas immédiatement aux pressions états-uniennes. Le déclic ? En avril 1984, Escobar fait exécuter le ministre de la Justice colombien, bien trop curieux à son goût. Le gouvernement n’a plus d’autre choix que de s’attaquer frontalement au baron de la drogue.

Mais le trafic est déjà trop implanté, l’homme trop puissant. En 1993, à l’issue d’une chasse à l’homme qui mettra la ville de Medellin à feu et à sang pendant plusieurs mois, Escobar sera finalement tué par la police.

L’ombre d’Escobar…

Trois ans après la disparition d’Escobar, le cartel concurrent, celui de Cali, est démantelé. Mais le commerce souterrain, par essence ultra-adaptable, a déjà beaucoup évolué. Après une étape intermédiaire où plusieurs groupes associés dominent le marché colombien, celui-ci éclate complètement. Finie la grande entreprise verticale intégrant toutes les étapes du commerce. Désormais, le trafic est géré par une multitude de petites PME, chacune spécialisée dans une tâche, avec des connexions multiples, sans hiérarchie. Aujourd’hui, pour perdurer, la stratégie est à la discrétion. Moins de violence certes, mais quand les forces de l’ordre arrêtent un trafiquant, elles n’ont plus aucune chance de déstabiliser le marché. Le trafic continue donc, tranquillement. Et s’il n’a désormais plus de visage, il prospère, plus en forme que jamais.

les faits réels

Les chiffres qui tuent
tactique revolver
pablo km200
l3_750 france tueur
marteau valeur
valeur valeur
valeur
1
usa 70% de la cocaine consommée au USA
C’est le nombre d’années durant lesquelles Pablo Escobar apparaît sur la liste des milliardaires forbes
80% du PIB 30 milliards de dollars

Escobar : du mythe à la série

Violence, combines, services secrets, corruption, clans : la montée des cartels de la drogue en Colombie dans les années 70 a quelque chose d’extrêmement romanesque. Après s’être frotté aux criminels de Hell's Kitchen (Daredevil) et aux prisons (Orange Is The New Black), Netflix lance Narcos, une plongée vertigineuse dans les coulisses du trafic de drogue, inspirée de la vie d’El Patrón, Pablo Escobar. Bande-annonce, présentation des personnages, rencontres avec José Padilha (réalisateur) et Wagner Moura (comédien) : petit tour d’horizon de cette nouvelle pépite, signée Netflix.

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PABLO ESCOBAR (Wagner Moura)

Impitoyable baron de la drogue, Pablo Escobar est le plus grand narcotrafiquant de son époque. Personnalité complexe, cet homme aux multiples facettes est à la fois un Robin des Bois autoproclamé et un leader sanguinaire qui ne recule devant rien pour se faire respecter. Son ascension fulgurante le propulsera à la septième place des hommes les plus riches de la planète. Une fortune qui en fait la cible des autorités internationales, effrayées par l’ampleur de son empire fondé sur la violence, le chantage et la corruption.

JAVIER PENA (Pedro Pascal)

Contrairement à son partenaire Murphy, Javier maîtrise les codes de l’univers violent de Medellín. C’est un habitué du travail sur le terrain, familier des indics. D’origine mexico-américaine, parfaitement bilingue, il se fond dans la jungle de la ville colombienne dont il connaît les codes et les dangers. Déterminé à mettre fin au cartel, Javier utilise ses connexions et des méthodes parfois équivoques pour aboutir à ses fins. Mais il lui arrive de payer le prix de ses excès, quand ce ne sont pas les autres qui en font les frais.

GUSTAVO GAVIRIA (Juan Pablo)

Surnommé « Le Lion » ou « Le Docteur », le cousin d’Escobar est un rouage essentiel du cartel de Medellín. Plus que des liens familiaux, les deux hommes entretiennent une relation très privilégiée. Gustavo est à la fois le bras droit du leader et son plus proche confident. Plus discret que son cousin, c’est une des têtes pensantes du cartel. Il tente à plusieurs reprises de convaincre Escobar de faire preuve de plus de modération, mais sa loyauté est sans faille. Proche parmi les proches, jamais il ne l’abandonnera, même soumis à la torture par les autorités colombiennes.

CONNIE MURPHY (Joanna Christie)

Indépendante et déterminée, Connie n’est pas du genre à se laisser faire. Dotée d’un caractère bien trempé, elle résiste avec humour aux premières tentatives de séduction de Murphy. Mais le jeune homme gagne finalement son cœur et une épouse, fidèle alliée qui le suivra sans hésiter en Colombie. Propulsée dans un monde qui lui est étranger, Connie s’investit à sa manière dans la lutte contre le cartel. Elle s’engage comme volontaire dans une mission catholique pour venir en aide aux plus démunis dans un quartier pourtant réputé dangereux.

STEVE MURPHY (Boyd Holbrook)

Témoin du meurtre sanglant de son collègue par un tueur colombien, Steve Murphy entame un combat sans merci contre le cartel de Medellín. Pour être en plein cœur de l’action, l’agent de la DEA (Drug Enforcement Agency) déménage en Colombie avec sa femme Connie. Il y découvre un univers ambigu où alliances et trahisons sont le quotidien d’un conflit acharné entre autorités et criminels. Soutenu par son épouse, il mène une lutte sans relâche contre l’empire d’Escobar. Un combat qui changera sa vie à jamais.

VALERIA VELEZ (Stephanie Sigman)

Opportuniste et ambitieuse, Valeria est une journaliste qui n’a pas froid aux yeux. Elle se jette dans les bras d’Escobar dès leur première rencontre. Membre de la jet-set colombienne, elle ouvre au narcotrafiquant les portes de la haute société. Grâce à son influence médiatique, elle offre à son amant un statut de Robin des Bois aux yeux des plus démunis et celui de candidat politique sérieux pour toute la population. Sa fougue, sa détermination font d’elle une carte essentielle dans la quête de respectabilité du baron de la drogue. C’est elle qui façonnera en partie le mythe « Escobar » dans l’imaginaire collectif de la Colombie.

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Rencontre avec Wagner Moura
- Acteur principal

C’est l’acteur brésilien Wagner Moura qui incarne le célèbre narcotrafiquant Pablo Escobar dans la série Narcos. Retour en cinq questions sur sa préparation et les enjeux d’un tel rôle.

Qu’est-ce qui vous a séduit dans ce rôle ?

Tout est parti d’une invitation du réalisateur José Padilha. Nous sommes de très bons amis et avons beaucoup travaillé ensemble. L’idée m’a séduit d’emblée. Et puis, je me suis penché sur Pablo Escobar et sur la Colombie moderne. J’ai fait pas mal de recherches et me suis rendu compte de la complexité de cette histoire, mais aussi d’à quel point le destin de la Colombie est lié au mien. Je veux dire, en tant que brésilien.

C’est-à-dire ?

Nous, les Brésiliens, sommes culturellement isolés en Amérique latine. Nous habitons un immense pays qui produit et consomme sa propre culture, et nous parlons portugais. Etre à Bogota et travailler avec de grands acteurs venant de Colombie, d’Argentine, du Mexique, du Chili, du Pérou, m’a vraiment donné l’impression de faire partie de quelque chose qui me dépasse complètement, de quelque chose de grand.

Comment se prépare-t-on à incarner Pablo Escobar ?

C’est le rôle le plus difficile que j’aie jamais eu à interpréter. Il a fallu que j’apprenne une langue pour jouer ce rôle, l’espagnol. Pablo Escobar était gros, tout le monde le sait, donc je n’avais pas le choix. J’ai dû prendre plus de vingt kilos pour l’incarner. Quand mon corps a commencé à changer, je me suis rapproché de lui. Quand tout le monde est arrivé pour le début du tournage, cela faisait déjà six mois que j’étais en Colombie. Ne pas tourner en studio ni dans un faux décor nous a beaucoup aidés. On était au plus près de la réalité.

Quelles consignes et quelle liberté vous a données José Padilha ?

Narcos est notre quatrième collaboration. Comme on se connaît très bien, on se fait confiance. Je crois qu’il savait que ma façon d’incarner ce mythe lui plairait. Padilha aime l’authenticité, il cherche une certaine réalité dans tout ce qu’il fait. Il vient du documentaire et encourage donc les acteurs à improviser (il utilise, par exemple, une caméra au poing), mais dès le début on était d’accord : il ne fallait pas être dans l’imitation. Il fallait proposer notre version du personnage.

D’autres acteurs ont incarné El Patrón, les aviez-vous en tête lorsque vous vous êtes lancé dans l’aventure ?

Pablo était un être humain. Un être mauvais certes, mais un homme avec des sentiments. Mon métier consiste à chercher cette humanité derrière l’image que nous avons de lui. C’est ainsi que j’ai reconnu le Pablo que j’ai étudié dans les superbes performances de Benicio Del Toro et Andrés Parra, même si elles sont complètement différentes l’une de l’autre. A la fin, ce qui compte, c’est la manière dont un acteur voit le personnage et comment ses propres sentiments le relient à ce rôle.

Rencontre avec José Padilha
- réalisateur

C’est le brésilien José Padilha qui réalise les deux premiers épisodes de la série Narcos et participe à l’écriture de la première saison. Rencontre en cinq questions sur la difficile représentation à l’écran du trafic de drogue, et celle de l’équilibre documentaire/fiction d’une série s’inspirant de faits réels.

De quoi parle Narcos ?

D’un sujet complexe ! La demande et l’offre de cocaïne. Comment cette drogue est-elle devenue « à la mode » ? Comment est-elle rentrée au Etats-Unis ? A qui profite ce trafic ? C’est une tragédie humaine, la drogue provoque une telle addiction, cela touche tellement de gens… C’est quelque chose de très dommageable et en même temps de très profitable. Nous voulions montrer cela mais sous un autre angle. Car il y a beaucoup de films et de séries qui ont traité le même sujet. La différence, c’est qu’avec cette série nous racontons l’arrivée de cette drogue sur le territoire américain et nous suivons son évolution.

Quelle est la part documentaire de Narcos et comment avez-vous rassemblé les informations qui vous étaient nécessaires ?

Dès l’écriture, nous avons voulu nous immerger avec les scénaristes dans le monde de Pablo Escobar. Nous avons lu tous les livres disponibles, regardé les actualités de l’époque, tous les documentaires qui ont été faits. Puis dans un second temps, nous sommes allés enquêter sur place en Colombie, pour y interviewer des proches d’Escobar. Les longues discussions avec les deux agents de la DEA dépeints dans la série, les avocats d’Escobar et les policiers ayant effectué les arrestations ont nourri les scripts de la première saison.

Comment mélange-t-on réel et fiction ?

La série a une réalisation très cinématographique, tout en gardant un aspect documentaire. C’est dû en partie à l’utilisation des archives de l’époque. On passe d’un plan de Wagner Moura qui incarne Escobar à de vraies images de Pablo Escobar. Tout cela nous montre que nous sommes dans une fiction mais dont les faits sont avérés. On a aussi opté pour une réalisation caméra au poing pour tous les épisodes, ce qui transmet cette impression particulière et nous permet au montage d’alterner entre les archives et nos propres images.

Pourquoi avoir choisi de raconter cette histoire du point de vue d’un agent de la DEA ?

La série est racontée du point de vue de Murphy, un peu comme dans Les Affranchis, de Martin Scorsese ou dans Casino. Dès le début de la série, il est témoin des ravages de la cocaïne à Miami. Il décide alors d’aller en Colombie pour en savoir plus. Ce genre de narration en voix-off est rarement utilisé à la télévision. Cela permet de condenser le temps. Grâce à ce procédé, on peut passer en un clin d’œil de Pinochet au Chili à Escobar en Colombie et le cheminement de la drogue devient compréhensible. C’est une manière moderne et dynamique de distiller les informations.

Ne pas revenir sur ces événements de façon binaire était une part importante du projet. Etre au-delà du clivage bons/méchants ?

C’est très étrange : Pablo Escobar était un criminel, un psychopathe, un terroriste, bref quelqu’un de terrible. Mais dans certains quartiers de Medellín où il a aidé les pauvres, c’est une figure populaire. Et si vous en dites du mal, vous risquez d’avoir des ennuis… On vous vire littéralement du quartier ! Ça nous est arrivé sur le tournage, juste parce qu’on parlait de lui… Les personnes mauvaises font parfois de bonnes choses, l’opinion des gens est influencée par cela. C’est ce gris, cet entre-deux que nous avons voulu transmettre dans la série.

Découvrez les coulisses de la série avec son équipe

padilha wagner

JOSÉ PADILHA - réalisateur

Wagner Moura - Acteur principal

Envie d'en savoir plus sur cet empire meurtrier ? Découvrez la série en intégralité sur Netflix

Contenu réalisé par la régie. les rédactions n’ont pas participé à sa réalisation.